Couplet 1
S'il suffisait d'être nous-mêmes,
De ne plus jouer d'autres rôles,
De déposer au pied des chênes
Nos blessures et nos fausses idoles.
Mais les années passent en silence,
Elles nous volent un peu de nous,
Et l'on avance, et l'on avance,
Sans savoir ce qu'il reste au bout.
Refrain
Et si le temps part en sursis
Si chaque seconde nous abandonne,
Qui peut nous dire ce qui subsiste
Quand même le cœur se désillusionne ?
S'il suffisait d'être nous-mêmes,
Pourquoi faut-il tant résister ?
On porte en soi toutes nos chaînes
Et cette force de continuer.
Couplet 2
J'ai vu des rêves perdre leur flamme,
Des lendemains changer de couleur,
Des mots mourir au fond des âmes,
Des vérités cacher à leurs douleurs.
Mais sous les cendres des défaites,
Il reste un souffle, un peu de feu,
Une voix qui jamais ne s'arrête,
Un horizon, même aux silencieux.
Des rives bien cachées
Refrain
Et si le temps part en sursis,
Si chaque seconde nous abandonne,
Qui peut nous dire ce qui subsiste
Quand même le cœur se désillusionne ?
S'il suffisait d'être nous-mêmes,
Pourquoi faut-il tant résister ?
On porte en soi toutes nos peines,
Et cette force de continuer.
Couplet 3
Alors je prends ce qu'il me reste,
Quelques souvenirs, quelques regrets,
Je fais de mes ruines un repli
De mes silences un soupir
Je ne serai jamais sans la faille,
Pour qui vaincre les hivers,
Mais tant que j' oublie ces batailles,
Je garderai les pieds sur terre.
Pont
Le temps ne rend pas ce qu'il emporte,
Il laisse ces absences dans nos mains,
Mais chaque douleur ouvre une porte,
Chaque fin pour recommencer
Être soi, est-ce assez pour vivre ?
Est-ce assez pour ne pas sombrer ?
Quand le temps nous retire un livre,
Il nous reste encore à l'écrire.
Dernier refrain
Même si le temps part en sursis
Même si les années nous abandonnent,
Je veux croire pour qui subsiste,
À cette lumière que rien ne donne.
S'il suffisait d'être nous-mêmes,
Alors pourquoi tant se chercher ?
Peut-être qu'au milieu de nos chaînes
Être vivant, c'est résister.
Outro — doucement
Et si demain manque à l'appel,
Si nos printemps sont épuisés,
Je garderai les yeux ouverts
Je serai moi.
Je serai resté.