...
[Intro]
Minuit, l’autoroute brûle,
mon moteur hurle, le ciel somnole.
La lune est pâle au firmament,
car même la nuit connaît mon nom depuis longtemps.
[Couplet 1]
Je viens d’un enfer privé de lumière,
avec de la poussière noire sur le visage, amère.
Deux profondes cicatrices, vieilles et froides,
et une dette qui jamais ne se tait, jamais ne s’efface.
Mon vieux Dodge avale les miles sans fin,
le diable est assis à côté, sans se presser, sans rien.
La bouteille est vide, le réservoir presque à sec,
mais mes démons restent là, tapis dans l’ombre avec moi.
[Refrain]
Les yeux du diable brûlent dans la nuit,
deux étoiles rouges qui veillent sur ma vie.
Les yeux du diable, profonds et glacés,
ils connaissent chaque péché, chaque faute commise, chaque violence passée.
Aucun ange ne m’attend là-bas au bout du chemin,
aucun saint ne demande ce que j’ai volé de mes propres mains.
Les yeux du diable dans la lumière du rétroviseur,
je roule devant l’enfer — mais je n’échappe pas à sa fureur.
[Couplet 2]
J’ai vu les meilleurs hommes sombrer,
j’ai vu des amis tomber sans jamais se relever.
Le shérif me connaît, le prêtre connaît mon visage,
mais ce qui me poursuit la nuit, lui, ne connaît pas son nom ni son visage.
Une vieille croix se tient de travers dans le vent,
là où errent les âmes perdues depuis longtemps.
J’ai juré à ma mère : « Je rentrerai chez moi »,
mais certaines routes t’entraînent toujours plus bas.
[Refrain]
Les yeux du diable brûlent dans la nuit,
deux étoiles rouges qui veillent sur ma vie.
Les yeux du diable, profonds et glacés,
ils connaissent chaque péché, chaque faute commise, chaque violence passée.
Aucun ange ne m’attend là-bas au bout du chemin,
aucun saint ne demande ce que j’ai volé de mes propres mains.
Les yeux du diable dans la lumière du rétroviseur,
je roule devant l’enfer — mais je n’échappe pas à sa fureur.
[Pont]
Je ne crains pas le diable, non,
je crains qu’un jour je ne devienne comme lui, pour de bon.
Car au fond de moi, à chacun de mes pas,
sa voix noire résonne et ne me quitte pas.
[Refrain final]
Les yeux du diable — ils brûlent, ardents,
comme un feu d’enfer sous la glace noire, brûlant.
Les yeux du diable — je les vois clairement,
ils étaient là depuis toujours, juste derrière moi, silencieusement.
Ni prière, ni croix,
ne peuvent racheter ma faute, ni changer ce que je suis.
Le moteur hurle, l’aube se lève,
mais derrière moi, la lumière s’achève.
Les yeux du diable — rouges et glacés,
ils rattrapent chaque hors-la-loi, jeune ou âgé.
J’écrase l’accélérateur, mais une chose, je le sais :
du diable, tu ne peux pas t’enfuir.
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