(refrain)
J’attends la vie
Simplement pour la vivre
Sur les flots je chavire
Sans gouvernail dans mon navire
Je dérive dans la nuit
À la recherche d’un abri
Même si je ne sais pas où aller
Je veux encore essayer
(Couplet)
Je m’ennuie dans cette vie
Car ce vide m’invite
Mais j’habite une cahute
Qui abrite ma chute
Lentement, chaque jour, je me demande pourquoi
Les hommes courent et ne voient pas qu’ils s’épuisent par choix
Dans ma tête, un écho me réveille et m’endort
J’ai une dette envers la vie qui m’invite à la mort
Je regarde vraiment quand je ferme les yeux
Ce que j’aime, je le sens beaucoup plus que je ne le veux
Si seulement, un instant, le paysage se figeait
J’aimerais juste un instant pouvoir enfin respirer
Ne penser plus à rien qu’à moi-même
Mais si moi, je ne sais pas si je m’aime
Inconnu qui es là sans vraiment apparaître
Tous ces rôles que j’ai joués l’ont mis de côté comme un traître
Alors, les années passent et ne laissent que des traces
Dans mon cœur sans vie
Où le néant dit oui
Tout reste dans le fond, bien caché
Dans ma cave où la trappe est cassée
Je ne laisse personne y entrer
Ni même moi, qui pourrais en pleurer
Il y aura des moments plus joyeux
Où la lueur d’un soir illuminera mes yeux
Mais malgré cet espoir que j’espère
C’est une autre histoire qui se raconte dans mes vers
D’un pas lent, j’avance dans le vide
Cet endroit qui m’attire et me vide
Le jour fuit devant mes nuits
Le monde se tait quand mes silences crient
Alors j’écris comme je saigne
À l’encre de mon âme où les ecchymoses règnent
Un jour viendra sans prévenir
Cette fin où je devrai partir
Un moment où une photo vous rappellera qui j’étais
Des instants, des joies et des larmes glisseront sur vos joues asséchées
Des souvenirs viendront frapper à ma porte
Comme des voix d’un passé que le temps emporte
Je chercherai peut-être encore qui je suis
Entre celui que j’étais et celui que je fuis
J’ai tellement marché sans savoir où aller
Que mes propres pas ont fini par m’oublier
J’ai porté des visages qui n’étaient pas les miens
Et caché mes blessures derrière des « tout va bien »
Mais peut-être qu’au fond de cette nuit immense
Il reste une étincelle, une infime présence
Quelque chose qui murmure, au milieu du silence :
« Tu n’es pas seulement ce que tu penses. »
Alors je resterai encore un peu, juste pour voir
Si demain peut changer la couleur du soir
Si mes yeux fatigués peuvent encore regarder
Un morceau de ciel qu’ils avaient oublié
Peut-être qu’il existe un lieu
Où l’amour fera briller mes yeux
Où les ténèbres n’éblouit pas mes rêves
Où la lumière signera avec mon âme une trêve
(refrain)
J’attends la vie
Simplement pour la vivre
Sur les flots je chavire
Sans gouvernail dans mon navire
Je dérive dans la nuit
À la recherche d’un abri
Même si je ne sais pas où aller
Je veux encore essayer
Ohhhhhhhh ohhhhhhhh ohhhhhhhh ohhhhhhhh